Comment se déroule une thérapie d’hypnose ?

Comment se déroule une thérapie d’hypnose ?

La médecine conventionnelle cède de plus en plus de place à la médecine douce dont l’hypnose. L’hypnothérapie traite divers maux. Elle a montré des résultats fructueux dans la lutte contre les troubles alimentaires et comportementaux. Dernièrement, elle sert de complément à l’anesthésie. Les protocoles diffèrent selon l’objectif du patient. Explications.

La séance d’hypnothérapie conventionnelle

Un premier entretien dit anamnèse est nécessaire afin de cerner les besoins du client et de déterminer l’approche thérapeutique adéquate. Cette première étape est très particulière. Elle est généralement plus longue que les séances suivantes. En moyenne, elle dure 50 à 60 minutes.

Lors de l’anamnèse, le praticien s’évertue à établir une relation de confiance avec le patient. L’hypnothérapeute essaie de comprendre les causes de son trouble afin de trouver des solutions appropriées.

Une séance d’hypnothérapie dure habituellement 1 heure. Seulement 20 à 30 minutes du temps imparti sont dédiées à la véritable hypnose. Le thérapeute choisit entre deux procédés : la session d’hypnose et la pratique au fil de l’eau.

Ce dernier se distingue par des moments entrecoupés durant lequel on travaille sur un ressenti du patient qui se trouve toujours en transe. Le thérapeute discute de cette réaction émotionnelle avec le sujet avant de continuer la séance.

La session d’hypnose est la plus courante. Elle comporte trois grandes étapes :

  • La phase d’induction permet l’accès à l’état hypnotique ;

  • La phase de travail commence quand le sujet sombre dans un état de conscience modifié. Le praticien s’efforce alors de traiter ses troubles par des suggestions mentales ;

  • La phase de réassociation dit aussi réveil est amorcée une fois le travail terminé.

Au terme de l’hypnose, les deux parties effectuent un débriefing. Des résultats sont palpables au bout de 3 à 4 séances. Dans certains cas, l’évolution peut être aperçue dès la première visite. Pour d’autres, un travail constant est de mise. Ainsi, il est nécessaire d’espacer les consultations d’une à deux semaines.

L’hypnothérapie au cours d’une intervention chirurgicale

Souvent recommandée lors de la visite pré-anesthésique, l’hypnosédation est une alternative naturelle de l’anesthésie générale au cours des opérations chirurgicales. Sa pratique doit se faire dans le respect des règles strictes.

Une hypnosédation préopératoire

Le patient doit assister à trois séances de préparation avant l’opération. Elles favorisent l’endormissement et préviennent les douleurs après l’intervention chirurgicale. Le thérapeute met le sujet dans un état de relaxation grâce à divers exercices de visualisation. Au cours de ce processus, le praticien fait appel à son imagination. L’hypnothérapeute établit un climat apaisant et sécurisant pour le patient par les suggestions mentales positives.

Une hypnosédation d’accompagnement

Le thérapeute accompagne le patient au bloc. Les démarches et les normes de préparation nécessaires pour une intervention chirurgicale classique sont respectées. Le travail d’induction hypnotique est entamé alors que les techniciens et les professionnels de santé procèdent aux différents aménagements de la salle.

Tout au long de l’opération, le spécialiste de l’hypnose maintient le sujet dans un état de conscience modifié. Les chirurgiens signalent tous changements qui peuvent révéler l’inconfort du patient. Cela se refléter par un froncement de front ou des serrements de main.

Dans ce cas, un processus d’approfondissement de la transe doit être réalisé par l’hypnothérapeute. Ceci afin de soulager le patient et le garder en état hypnotique. La séance d’hypnosédation s’arrête après l’achèvement de l’intervention chirurgicale.

L’autohypnose dans le traitement des troubles comportementaux

Certains problèmes découlent des pensées négatives et des idées préconçues. Il n’est pas obligatoirement nécessaire de consulter un spécialiste en hypnose pour traiter ces croyances ancrées. En effet, il est possible de s’hypnotiser soi-même. La transe est un état que l’on expérimente au quotidien. Concrètement, il s’agit d’un état d’hyperconcentration.

La pratique de l’autohypnose se base sur le principe des pensées positives. Pour ce faire, le sujet doit se mettre en condition. Il est important de trouver une position confortable avant d’entamer l’autohypnose. Comme processus d’induction à la transe, se concentrer sur une respiration lente est efficace. On peut également visualiser un environnement calme et réconfortant.

L’autohypnose utilise des méthodes de suggestion mentale. Les voici :

  • L’imagination : l’esprit ne fait aucune différence entre ce qui est réel et fictif. Imaginer être heureux change les perceptions et automatiquement l’humeur ;

  • L’autosuggestion positive : elle traite les problèmes de confiance en soi grâce à des phrases d’encouragement comme ‟je sais que je vais réussir” ;

  • La répétition hypnotique : cela implique de se visualiser au meilleur de sa forme dans une situation habituellement angoissante et d’y prendre plaisir.

Pour plus d’informations, consultez le site de cet hypnothérapeute à Enghien-les-Bains et Paris 2, praticien en hypnose Ericksonienne.